Qu’est-ce qu’une passoire thermique ?
Un logement est considéré comme passoire thermique lorsqu’il est noté F ou G sur l’Étiquette Énergie du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Mettant en avant la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre importantes de ces habitats, ce document en révèle alors les défauts d’isolation, faisant qu’ils sont très difficiles à chauffer et à préserver de l’humidité en hiver, alors qu’en été, la chaleur est difficilement supportable.
Des mesures pour lutter contre les « passoires énergétiques »
Dans le cadre du projet de loi Climat et résilience, la réglementation à l’égard de ces logements appelés « passoires énergétiques », va encore se durcir au fil du temps. La France compte 8 à 9 millions de passoires. Dès cette année, les loyers de tous les logements classés F ou G dans le nouveau DPE ne pourront pas être augmentés en cas de changement de locataire, en cours de bail ou lors du renouvellement du contrat de location.
A partir de 2023, il sera interdit de louer des logements consommant plus de 450 kWh/m2/an. Dès 2025, il sera interdit de louer les passoires thermiques les moins bien isolées (classées étiquette G), et dès 2028 pour le reste des passoires (classées F).
Et enfin en 2034, ce sont les logements classés E qui seront interdits à la location. Ces logements seront ainsi progressivement considérés comme indécents au regard de la loi. Le locataire pourra alors exiger de son propriétaire qu’il effectue des travaux et plusieurs mécanismes d’information, d’incitation et de contrôle viendront renforcer ce droit pour le locataire.
Quels travaux entreprendre si votre logement est qualifié de « passoire thermique » ?
L’isolation du logement
La plupart des déperditions thermiques des bâtiments s’effectuent par la toiture, mais aussi les planchers et les murs. À ce titre, il est donc primordial de les traiter dans leur ensemble, aussi bien en intérieur, qu’en extérieur, des combles à la charpente, en passant par les sous-sols, et toutes les pièces des logements.
Remplacement du système de chauffage
Une fois les travaux d’isolation réaliser, pour aller au bout de votre projet d’amélioration énergétique, il est nécessaire d’opter pour un système de chauffage écologique et économique. Vous pouvez vous baser sur les énergies renouvelables et opter pour : Une pompe à chaleur, un système de chauffage au bois (chaudière à bûches ou à granulés, un poêle à bois, etc.), chauffe-eau solaire individuel, chauffe-eau thermodynamique. Vous pouvez également raccorder votre logement au gaz et installer une chaudière à très haute performance énergétique.
Le remplacement des ouvrants et vitrages
Les ouvrants (portes, fenêtres, fenêtres de toit…) sont aussi mis en cause dans les perdissions énergétiques. Ces derniers, tous comme le double et triple vitrage, ainsi que leurs conceptions, ayant beaucoup évolué ces dernières années, permettent de réaliser des économies d’énergie notables, lorsqu’ils sont mis en œuvre, en complément d’une réhabilitation globale de l’isolation.
Améliorer la ventilation
Comme pour le système de chauffage, il convient d’optimiser la ventilation de votre logement, toujours dans le but d’améliorer son efficacité énergétique. Il est estimé qu’au moins 20% des déperditions d’énergie d’un logement sont liées au renouvellement de l’air. Il donc important d’avoir une ventilation efficace pour réduire la consommation en énergie d’un logement, et améliorer son confort thermique. Il convient d’installer une Ventilation Mécanique Contrôlée qui permet de renouveler l’air intérieur. Ces systèmes sont éligibles aux aides à la rénovation.
Ces travaux peuvent être coûteux pour les propriétaires… C’est pour cette raison que l’État a mis en place plusieurs dispositifs pour vous aider à financer votre projet d’économies d’énergie.